Les alcools

Il faut remonter au Néolithique et à la sédentarisation de l'Homme pour trouver des traces d'une fermentation alcoolique volontaire.

Des papyrus datant de la Haute Egypte attestent de l'évolution de la fabrication du vin et de la bière, ainsi que de leur commercialisation. Des tablettes servant de registres sont employées pour répertorier la qualité des vins produits.

Cette culture du vin se retrouve dans l'Antiquité, qu'elle soit grecque ou romaine. Le vin est sacralisé: Dyonisos, puis Bacchus, sont ses représentants divins.

Au Moyen Age, la consommation de vin s'étend. Les religieux sont alors dépositaires du savoir ancestral de la culture de la vigne. Le commerce du vin et sa distribution y sont règlementés.

Avec la Renaissance apparait la recherche de la qualité. Progressivement, les procédés de fabrication et les vins s'améliorent. Les débits de boissons sont contrôlés; les horaires sont stricts et les taverniers et aubergistes doivent les respecter.

Les dix-septiàme et dix-huitième siècles améliorent encore la qualité. Les premiers grands crus datent de cette époque, où la recherche s'oriente vers le plaisir de boire du bon vin.

La fin du dix-huitième siècle et le début de l'industrialisation, au dix-neuvième siècle, coïncident avec des changements démographiques et sociaux. On boit davantage, et la notion d'alcoolisme appararaît. Elle sera amplifiée à deux reprises, durant la Première guerre mondiale, car d'une part les vignobles produisent davantage, et d'autre part, les soldats consomment davantage de vin; et durant la Deuxième guerre mondiale, pour les mêmes raisons.

Enfin, les années 50 et 60 voient naître les premiers centres de traitement de l'alcoolisme et de toutes les maladies dérivées.

Je précise, s'il en était besoin, que les réclames présentées ci-après ne constituent en aucune façon une incitation à la consommation d'alcool.

Texte reproduit avec l'aimable autorisation d'alcoologie.org

Cette création est mise à disposition sous un contrat Creative Commons.